Sacrées chaussures !
J’aimerais vous faire part d’une expérience personnelle (dont je suis certaine d’autres mamans ont été témoins).
J’ai eu l’occasion d’accompagner les enfants de la classe de Mme Pitou (Natacha plus exactement puisque, comme elle le rappelle souvent, « Mme Pitou c’est ma mère ! ») à la salle de judo pour une séance de gym.
Rendez vous un jeudi matin dans la classe des Petites Sections à 10h45 pour nous rendre à la salle de judo. J'arrive le cœur léger, inconsciente de l'épreuve qui m’attend. Les enfants ont déjà leurs manteaux puisqu'ils sont en récréation. Jusque-là pas de problème ...
Natacha et Catherine les font se mettre en rang et hop direction la salle de judo au son du tambourin ! Et déjà c'est l'AVENTURE : 5 enfants veulent me tenir la main et je n'en ai que 2 (des mains), certains marchent en regardant ce qui se passent derrière et évitent de justesse la collision avec les enfants devant qui s'étaient arrêtés pour ramasser une feuille, d’autres décident de changer de compagnon de route tous les 10 mètres…
Nous parvenons enfin à la salle de judo. Pendant que Natacha prépare l’activité, Catherine et moi aidons les enfants à se déshabiller et à enlever leurs chaussures.
Et là je commence à comprendre que ma présence n’est pas accessoire !
Imaginez-vous accroupis au milieu d’enfants qui pensent être seuls au monde et qui ont tous des doléances différentes : « Ma fermeture elle est coincée » - « z ‘arrive pas à enlever mes lacets papa il a fait un nœud » - « Dis tu peux me coiffer ? » - « Pipi ! » - « Et bien moi hier j’ai mangé des carottes … » (dis sur un ton des plus solennel).- « zoua le tu bidolu ta zouli » ??????
Sans compter ceux qui veulent enlever leurs chaussettes aussi (tant qu’on y est) si ce n’est leurs pantalons !
Il y en a qui sont tout de même autonomes mais le manteau tombe là où il tombe et les chaussures sont envoyées à chaque angle de la pièce. Quelques enfants tout de même accrochent leurs manteaux aux portes manteaux et mettent leurs chaussures au-dessous. OUF !
L’activité peut commencer. La séance se déroule sans encombre (seulement 2 pipis et 3 nez qui coulent).
Au bout de 25 mn retour dans les vestiaires. Nous ne sommes pas trop de 3 pour rhabiller tout ce petit monde.
GO ! D’abord retrouver quelle paire de chaussures est à qui – Natacha et Catherine connaissent leur « affaire », elles arrivent à retenir que les baskets bleus sont à untel et les bottines à une telle. Heureusement car une des petites filles ce seraient bien appropriées les jolies chaussures roses de sa copine ! Et c’est parti pour 10 mn de « je tire – tu pousses – ne bouge pas – attends je n’ai pas fait tes lacets – tends ton pied …. »
Mais ce n’est pas fini car il y a aussi les manteaux. Je n’avais pas remarqué auparavant qu’il y a avait tant de moyens de fermer un manteau : boutons / pressions / fermetures éclairs et même ceintures ! Les boutons ce n’est pas toujours facile à mettre – les pressions ne tiennent pas toujours et les fermetures éclairs peuvent se coincer … que de pièges !
Retour à 12h à l’école sous les regards de quelques parents qui n’ont pas idée de l’épreuve que nous venons de traverser.
La morale de cette histoire : Ayons pitié de Natacha et Catherine. Parce que 2/3 minutes de plus le matin pour nous c'est 2/3 minutes multipliées par 24 soit au bas mot 1 heure de suées pour Natacha et Catherine et parce qu’habiller nos enfants comme des grands ça ne favorise pas forcément l’autonomie … Essayons de les habiller PRATIQUE !
Et vives les - « chkrat » - « scratches »- « cratch »?!